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Les seize hauts reliefs


Les hauts reliefs du Mémorial de la France combattante

 

Le Mémorial de la France combattante est l’œuvre de l’architecte Félix Brunau. Il se compose d’un mur en grès rose des Vosges de 4 m de haut et de 100 m de long avec :
- au centre, une croix de Lorraine, symbole de la France Libre, de 12 m de haut, devant laquelle brûle en permanence la flamme de la Résistance ;
- sur le mur, 16 hauts-reliefs de bronze répondent aux 16 Morts pour la France inhumés dans la crypte du Mémorial. Félix Brunau fit appel à autant de sculpteurs qui ont, chacun avec leur sensibilité, illustré un événement, un combat, un symbole de la France au combat de 1939 à 1945.

« Colmar» par Jacques Rivière 

Deux mains se tendent dans un geste d’offrande vers les armoiries de la ville de Colmar (Haut-Rhin) qui forment aussi l’étoile de l’espérance.

Entrée en Alsace le 18 novembre 1944, la 1ère armée française, commandée par le général de Lattre de Tassigny, libère Mulhouse le 21. Mais il faut attendre le 9 février 1945 et la fin de la bataille de la poche de Colmar pour que l’Alsace soit définitivement libérée.

 « Casabianca » par Georges Saupique

Les Forces navales françaises libres (FNFL) luttent contre les tentacules de la pieuvre qui cherche à les étouffer.

Sous le commandement du capitaine de vaisseau L’Herminier, le sous-marin Casabianca réussit, le 27 novembre 1942, à s’échapper du port de Toulon investi par l’armée allemande. Il participe ensuite à de nombreuses missions sur les côtes de Corse et de Provence.

« Paris » par Marcel Damboise

Dans une alvéole représentant les contours de la ville de Paris, la main de l’occupant, empoignée par la Résistance qui brise ses chaînes, est contrainte de lâcher prise.

Insurgée depuis le 19 août 1944 à l’initiative du comité parisien de Libération et des FFI, la capitale est libérée par la 2e DB du général Leclerc le 25 août.

« Maquis » par Raymond Corbin

Dans l’ombre des forêts, les maquisards guettent, prêts à frapper. Vigilante et résolue, la France veille sur eux.

Réfractaires au service du travail obligatoire, patriotes désireux de reprendre la luette, proscrits échappant à la répression ou à la déportation, se retrouvent dans les zones refuges où ils forment des groupes armés qui participent à la libération nationale.

« Alençon » par René Leleu

Tel le phénix renaissant de ses cen­dres, l'armée française livre sa première grande bataille sur le sol enfin retrouvé de la Mère patrie.

Le 12 août 1944, la 2e DB du général Leclerc délivre la ville d’Alençon, première étape vers Paris, puis Strasbourg.

« Saumur » par Pierre Duroux

Ce combat pour l’honneur est symbolisé par ce sol­dat qui tombe, mais son sacrifice ne sera pas vain.

Du 19 au 21 juin 1940, les cadets de l'école de cavalerie, renforcés par des tirailleurs, des dragons, des élèves-aspirants de Saint-Maixent, livrent un combat désespéré à Saumur, Gennes et Montsoreau défendant les ponts enjambantla Loire.

« La Déportation » par Henri Lagriffoul

Dans un suprême effort, deux mains émaciées tentent d'arracher les barbelés qui lacè­rent un cœur torturé.

Tout opposant à l’occupation, tout membre d’un réseau ou d’un mouvement de Résistance peut être déporté en Allemagne, quand il n’est pas fusillé. Les mesures frappant spécifiquement les Juifs conduisent des dizaines de milliers d’entre eux vers les camps d’extermination.

« Les Forces aériennes françaises libres » par Claude Grange

Malgré la menace des rapaces dont les serres semblent se refermer inexorablement, les liaisons seront assurées et les missions accomplies.

Créées en juillet 1940, les Forces aériennes françaises libres (FAFL) pourchassent les forces de l’Axe dans le ciel de Grande-Bretagne, d’Afrique, de l’Union soviétique, de France et d’Allemagne. Leurs unités parachutistes combattent en Crète, en Afrique du Nord, en France aux Pays-Bas et en Indochine.

« L'action » par Alfred Janniot

La France poursuit le combat et serre dans ses bras ses fils immolés pour que la Patrie survive.

A l’armistice s’oppose la volonté de poursuivre le combat que symbolise l’appel du 18 juin du général de Gaulle.La France Libreest la manifestation de cette volonté d’agir de même que toutes les initiatives individuelles qui donneront naissance àla Résistanceintérieure.

« Le Fezzan » par Aimé Bizette-Lindet

La Nation, telle un lion blessé mais toujours debout, attaque et pourchasse l'ennemi, le serpent, symbole du mal, sur ses territoires les plus lointains.

Parti du Tchad, le colonel Leclerc s’empare de Koufra, poste italien en Libye, le 2 mars 1941. Il fait alors le serment de ne s’arrêter que lorsque le drapeau français flottera sur Metz et Strasbourg. En 1943, Leclerc conquiert le Fezzan, vaste territoire italien en Libye, et rejoint les Britanniques sur les rives dela Méditerranée.

« Les fusillés » par Maurice Calka

Transpercé, lacéré par les balles du peloton d'exécution, l'homme n'est plus qu'une matière sans visage et sans forme. De sa chair pitoyable se lève l'anathème contre l'oppression et la guerre.

Parce qu’ils ont décidé de reprendre la lutte contre l’occupant ou parce qu’ils sont livrés comme otages, nombre de Français et d’étrangers sont fusillés par les Allemands entre 1940 et 1944.

« Cassino  » par Ulysse Gemignani

Avec pour horizon les montagnes qui bordent le mont Cassino en Italie, saisi dans le carcan de l'armée française, l'aigle ennemi commence à faiblir.

Point fort de la ligne de défense allemande en Italie, le mont Cassino tombe entre les mains des Alliés grâce à la brillante manœuvre du général Juin et du corps expéditionnaire français du 13 au 18 mai 1944.

« Bir Hakeim » par Raymond Martin

Après une Résistance sublime, la division française, livrée à ses seules ressour­ces, force par le glaive le barrage d'acier et de feu qui l'encercle.

Du 27 mai au 10 juin 1942, la 1ère brigade française libre du général Koenig défend la position de Bir Hakeim, en Libye, contre les forces de l’Axe du général Rommel. Elle refuse de se rendre, rompt l’encerclement et rejoint les lignes britanniques.

« Narvik » par Robert Juvin

Comme un drakkar percé de flèches, mais toujours à flot, le corps expéditionnaire français, en dépit de tous les périls, assure sa mission et quitte la Norvège, pavillon haut.

En Norvège, des unités françaises commandées par le général Béthouart, débarquent aux côtés des Britanniques dans le secteur de Narvik et s’emparent de la ville le 28 mai 1940. Les Alliés sont alors en mesure de chasser les Allemands de Norvège, mais les événements sur le front français les obligent à rembarquer du 3 au 8 juin.

« Sienne » par René Andrei

A Sienne, symbolisée par le cheval, la France force la victoire à rallier définitivement les rangs des Alliés.

Cette ville, joyau de la Toscane, est libérée le 3 juillet 1944 par la 3e division d’infanterie algérienne du général de Monsabert sans qu’autant dégât n’ait été occasionné à la ville.

« Le Rhin » par Louis Dideron

Strasbourg, mutilé mais indompté, brise ses chaînes et libère le grand fleuve.

Trois étapes de la marche victorieuse de l’armée française vers le cœur de l’Allemagne sont jalonnées par le Rhin : le 19 novembre 1944, la 1ère DB atteint le Rhin à Rosenau ; le 23 novembre, la 2e DB libère Strasbourg et tient le fleuve face à Khiel ; le 31 mars 1945, la 1ère armée française franchit de vive force le Rhin à Spire et Gemersheim.