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La crypte du mémorial de la France combattante


La crypte du mémorial

 

Dès 1945, le Gouvernement provisoire de la République française, présidé par le général de Gaulle, décide d’ériger au Mont-Valérien, lieu d’exécution de nombreux résistants et otages sous l’Occupation, un monument commémoratif aux « Morts pour la France » de la Seconde Guerre mondiale.  

À l’initiative d'Henri Frenay, alors ministre des Prisonniers, Déportés et Réfugiés, une cérémonie grandiose se déroule les 10 et 11 novembre 1945. Les corps de quinze combattants sont accompagnés à travers Paris en cortège jusqu’à l'Arc de Triomphe. Ils sont ensuite déposés au cours d'une prise d'armes solennelle dans une casemate du fort du Mont-Valérien transformée en caveau provisoire. Sur la paroi est gravée l’inscription qui se retrouve dans la crypte : « Nous sommes ici pour témoigner devant l'histoire que de 1939 à 1945 ses fils ont lutté pour que la France vive libre ».

Les quinze dépouilles symbolisent la France au combat de 1939 à 1945 et les divers aspects de la lutte engagée : les soldats de la campagne de 1939-1940, ceux des Forces françaises libres, les résistants de l’intérieur, et les combattants de l’armée de Libération. Une résistante déportée est également choisie pour évoquer le martyr de la déportation.

Un 16ème corps, celui d'un soldat fusillé par les Japonais en 1945 en Indochine, est transféré au Mont-Valérien le 9 mars 1952.

Le 26 avril 1954, lors de la première « journée nationale du souvenir des victimes et héros de la Déportation », une urne contenant les cendres de déportés inconnus est déposée dans le caveau provisoire.

Resté en sommeil depuis le départ du général de Gaulle du gouvernement en janvier 1947, le projet de monument est relancé en 1958. À son retour au pouvoir, le général de Gaulle décide de faire édifier le « Mémorial de la France combattante » au Mont-Valérien. Félix Brunau, inspecteur général des bâtiments civils et palais nationaux, est chargé de la mise en œuvre des travaux.

Dans la nuit du 17 juin 1960, lors d'une veillée émouvante, chacun des cercueils des seize combattants, accompagné de six porteurs de torches, est transféré dans la crypte du mémorial.

Le général de Gaulle, Président de la République, inaugure officiellement le Mémorial de la France combattante le 18 juin 1960, lors d’une grande cérémonie publique commémorant le 20ème anniversaire de l’appel qu’il lança depuis Londres en 1940.

 

Les seize morts pour la France

 

Liste nominative des seize morts pour la France et leur emplacement dans la crypte :

Berty Albrecht
, née le 15 février 1893 à Marseille, Bouches-du-Rhône.
Résistante, membre fondateur du mouvement « Combat ».
Suicidée à la prison de Fresnes en mai 1943. Compagnon de la Libération.
Cinquième caveau en partant de la gauche.

Allal Ould M'Hamed Ben Semers, né en 1920 au douar Bourjaa, Maroc.
Soldat au 1er régiment de tirailleurs marocains.
Tué à l'ennemi le 6 octobre 1944 à Briançon, Hautes-Alpes.
Sixième caveau en partant de la droite.

Raymond Anne, né le 17 décembre 1922 à Villers-Bocage, Calvados.
Sergent FFI, dit « Filochard » dans le maquis du Vercors.
Tué à l'ennemi le 21 juillet 1944 à Vassieux-en-Vercors, Drôme.
Troisième caveau en partant de la gauche.

Henri Arnaud, né le 24 août 1907 à Paris.
Aviateur, commandant la 4e escadre de chasse.
Tué à l'ennemi le 12 septembre 1944 à Roppe, Territoire de Belfort.
Quatrième caveau en partant de la droite.

Boutie Diasso Kal, né en 1919 à Kayoro, Burkina Faso.
Soldat au 16e régiment de tirailleurs sénégalais.
Tué à l'ennemi pendant la campagne de France, le 28 mai 1940 à Fouilloy, Somme.
Premier caveau en partant de la gauche.

Georges Brière, né le 24 décembre 1922 à Reims, Marne.
Matelot au 1er régiment de fusiliers marins de la 1ère division française libre.
Tué à l'ennemi le 25 novembre 1944 à Giromagny, Territoire de Belfort.
Huitième caveau en partant de la gauche.

Jean Charrier, né le 1er juin 1920 à Paris.
Soldat au 152e régiment d'infanterie.
Tué à l'ennemi le 26 décembre 1944 à Courtelevant, Territoire de Belfort.
Septième caveau en partant de la droite.

Maurice Debout, né le 30 décembre 1914 à Arras, Pas-de-Calais.
Prisonnier de guerre.
Fusillé le 13 mars 1944 à Oberhonau, Bavière.
Sixième caveau en partant de la gauche.

 



Maurice Duport
, né le 7 avril 1919 à Salon-de-Provence, Bouches-du-Rhône.
Sous-lieutenant au 22e bataillon nord-africain.
Tué à l'ennemi pendant la campagne d’Italie, le 4 mai 1944 à San Clemente, Italie.
Troisième caveau en partant de la droite.

Edmond Grethen, né le 23 mars 1898 à Thionville, Moselle.
Inspecteur en chef de la Garde indochinoise.
Fusillé par les Japonais le 16 mars 1945 à Thakhek, Laos.
Deuxième caveau en partant de la gauche.

Hedhili Ben Salem Ben Hadj Mohamed Amar, né en 1913 à Hergla Caidat, Tunisie.
Soldat au 4e régiment de tirailleurs tunisiens.
Tué à l'ennemi pendant la campagne de France, le 16 juin 1940 à Aunay-sur-Auneau, Eure-et-Loir.
Cinquième caveau en partant de la droite.

Renée Lévy, née le 25 septembre 1906 à Auxerre, Yonne.
Résistante, membre du réseau du Musée de l’Homme, puis du réseau Hector. Déportée NN en Allemagne.
Décapitée le 31 août 1943 à la prison de Cologne, Allemagne.
Premier caveau en partant de la droite.

Maboulkede, né en 1921 à Dangarare, Tchad.
Soldat au 24e bataillon de marche, participe au débarquement de Provence.
Tué à l’ennemi le 22 août 1944 à La Garde, Var.
Quatrième caveau en partant de la gauche.

Antoine Mourgues, né le 13 octobre 1919 à Lorient, Morbihan.
Caporal-chef au bataillon du Pacifique.
Tué à l'ennemi le 1er novembre 1942 à El Mreir, Libye, au cours de la bataille d’El Alamein.
Deuxième caveau en partant de la droite.

Alfred Touny, né le 24 octobre 1886 à Paris.
Résistant, fondateur du mouvement « Organisation civile et militaire » (OCM).
Fusillé en avril 1944 à Arras, Pas-de-Calais. Compagnon de la Libération.
Huitième caveau en partant de la droite.

Pierre Ulmer, né le 24 juillet 1916 à Châtellerault, Vienne.
Dragon du 4e régiment de dragons portés.
Tué à l'ennemi le 24 mai 1940 pendant la campagne de France à la Ferme de Berthonval, Pas-de-Calais.
Septième caveau en partant de la gauche.