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Les lieux d'exécutions en Ile de France


Les fusillades et les lieux d’exécution de l’armée allemande en Ile de France, 1940-1944

 

Ayant confié la sécurité de l’armée allemande à ses tribunaux militaires, le commandement militaire allemand est amené à réquisitionner, dans chaque département, des lieux pour procéder aux fusillades des condamnés à mort, puis à partir du mois d’août 1941, des otages. Ils choisissent d’anciens sites de l’armée française : stands de tirs, forts ou casernes qui permettent un déroulement sécurisé et sans trouble des exécutions.

À Paris, la première fusillade, celle de Jacques Bonsergent, a lieu dans l’enceinte du fort de Vincennes au mois de décembre 1940. A la libération de Paris, en août 1944, 26 résistants capturés par les Allemands sont également fusillés dans l’enceinte du fort et dans le fossé Est. D’autres sites sont utilisés ponctuellement, tels que la Vallée aux Loups, à Châtenay-Malabry, au chemin dit de « l'Orme mort». Les Allemands ont fusillé, en l'état actuel des connaissances, 3 personnes en 1941, Louis Robert Pelletier, Henri Gautherot et Samuel Tyzelman.

Le polygone de tir de la base aérienne 117 de Balard, dans le 15e arrondissement de Paris, a servi de lieu d’exécution aux Allemands à partir de juillet 1942. Plus de 160 résistants et otages y ont été fusillés jusqu’en août 1944. A la cascade du bois de Boulogne, derrière l’étang du Réservoir, le 16 août 1944, 35 jeunes résistants, mobilisés pour prendre part à la libération de Paris, sont fusillés par les Allemands après être tombés dans un traquenard.