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Les poteaux et cercueils


Certains condamnés ont été enfermés dans la chapelle du Mont-Valérien, notamment ceux des fusillades du 2 et du 6 octobre 1943 puisqu’ont été retrouvés sur les murs de l’édifice des graffitis. Ceux-ci indiquent généralement les noms de leurs auteurs, la date du jour et souvent un message d’espoir comme « Vive la France ». L’aménagement muséographique permet de présenter dans les meilleures conditions de conservation ces graffitis, mais aussi les poteaux d’exécution qui se trouvaient dans la clairière et des cercueils destinés au transport des cadavres.

Les poteaux d’exécution

Les fusillades suivent un schéma pré-établi : les prisonniers sont transportés en camions militaires dans l’enceinte du fort. Arrivés à la clairière, un officier leur notifie en allemand la décision du tribunal qui les a condamnés ou l’ordonnance qui les a désignés pour être exécutés comme otages. Par petits groupes de 3 ou de 5, ils sont attachés mains derrière le dos aux poteaux, les yeux bandés s’ils le désirent. Le peloton (qui peut comporter jusqu’à 40 hommes) procède à la mise à mort, parfois devant les camarades qui vont leur succéder. L’officier allemand donne le coup de grâce, puis un médecin militaire constate le décès. Ces 5 poteaux d’exécution étaient érigés dans la clairière du Mont-Valérien. Juste avant la reddition de la forteresse, les troupes allemandes les ont retirés pour ne pas laisser de traces. En septembre 2009, ils ont fait l’objet d’un travail de restauration et de conservation d’un restaurateur « bois » du Centre de recherche et de restauration des musées de France.

Les cercueils

Après les exécutions, les corps des fusillés étaient transportés vers différents cimetières de la région parisienne pour y être inhumés dans des fosses communes ou des tombes individuelles : essentiellement à Ivry, mais aussi à Suresnes, Puteaux, Bois-Colombes, Thiais, ou encore au Père-Lachaise où ils étaient incinérés. La dispersion et l’anonymat des corps imposé par les forces d’occupation avait pour but d’éviter que ces sépultures ne deviennent des lieux de rassemblement et des symboles des martyrs de la Résistance. Les cercueils présentés ici servaient au transport des corps jusqu’aux lieux de sépulture. En septembre 2009, ils ont fait l’objet d’un travail de restauration et de conservation d’un restaurateur « bois » du Centre de recherche et de restauration des musées de France.