Le Mont-Valérien, histoire et mémoire

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le Mont-Valérien est utilisé par les Allemands comme lieu d'exécution de résistants et d'otages. Les condamnés sont fusillés dans la clairière située en contrebas. L'état actuel de la recherche historique permet d'identifier plus d'un millier de fusillés.

Fusillade

Photographie extraite d’une série réalisée lors d’une exécution au Mont-Valérien en février 1944, prises clandestinement par le sous-officier Clemens Ruther. Ce sont sans doute les seules photographies qui existent d’une fusillade au Mont-Valérien © DR, cliché transmis par l’association des amis de Franz Stock

Le 1er novembre 1944, le général de Gaulle rend hommage aux morts de la Résistance en allant d’abord se recueillir dans la clairière du Mont-Valérien, puis au fort de Vincennes, autre lieu de fusillade à Paris, enfin au cimetière d’Ivry-sur-Seine, principal lieu d’inhumation des fusillés de l’Île-de-France.

Dès 1945, le Mont-Valérien est retenu pour accueillir un monument aux morts de la guerre de 1939-1945. Quinze corps de combattants, symbolisant les différentes formes des combats pour la Libération, sont déposés dans une crypte provisoire, rejoints par un seizième corps représentant les combattants en Indochine contre le Japon en 1952. Un dernier caveau est réservé pour recevoir la dépouille du dernier Compagnon de la Libération. En 1954, une urne contenant des cendres de déportés est déposée dans la crypte.

Devenu Président de la République, le général de Gaulle décide la création d'un mémorial, conçu par Félix Brunau, inauguré le 18 juin 1960.

Le général de Gaulle

Le général de Gaulle parmi la foule à l’occasion de l’inauguration du Mémorial de la France combattante, 18 juin 1960 © Musée de l’Ordre de la Libération

Au début de 2000, il est décidé d’ériger un monument aux fusillés du Mont-Valérien, conçu par Pascal Convert. Y sont inscrits les noms des fusillés du Mont-Valérien, ainsi qu’une dédicace : « Aux résistants et aux otages fusillés au Mont-Valérien par les troupes nazies 1940-1944 et à tous ceux qui n’ont pas été identifiés ».

Monument aux fusillées

Le monument aux fusillés auprès du bâtiment qui accueille la nouvelle exposition permanente au Mont-Valérien © Jacques Robert, SGA/DMPA

Pour aller plus loin :

Croix de Lorraine

Vive la liberté

Mont-Valerien 3